Vous êtes un acteur privé de la construction des Villes Intelligentes

08 mars 2018 - 31 août 2019 en cours
Dans le cadre de la mise en action du rapport, et faisant suite à la publication de sa première édition le 3 juillet 2018, nous vous invitons à nourrir la partie "ouverture" du rapport en réagissant à quelques questions clés.       

De fait, nous vous invitons à réfléchir à ces questions : 

·          Qu’attendent les acteurs économiques français de l’Etat et des collectivités locales en matière d’exportation à l’international du savoir-faire français dans les domaines de la ville intelligente ? Par exemple de davantage de droit à l’expérimentation en France pour créer plus facilement des démonstrateurs opérationels sur le territoire national ?    
 
·         En quoi le savoir-faire des entreprises françaises diffère-t-il de celui des entreprises étrangères dans la construction de la ville intelligente ? Est-ce dû à une plus grande place réservée à la responsabilité sociétale dans les projets menés ? 
 
·         Quelle nouvelle gouvernance entre acteurs privés dans un contexte de traitement mutualisé et unifié des différents réseaux (électricité, eau, mobilité, éclairage,…) et à l’ère de la désintermédiation entrainée par la technologie blockchain ?      


N'hésitez pas à proposer vos idées, de soutenir et commenter celle des autres. Lisez bien les rubriques "À propos" qui reprend des extraits du rapport sur cette thématique et "Témoignages" présentant certains avis.           

C'est à vous !

 
Statistiques
540 Jours de consultation
7 Participants
5 Contributions
3 Soutiens
352 Visiteurs

Extraits du rapport

« Les « services publics urbains de base » sont ceux qui concernent la mobilité, l’énergie, l’éclairage, l’eau et l’assainissement, les déchets et les communications. La modernisation de ces services constitue un élément fondamental, au cœur de l’action et de la définition des villes intelligentes.» 
 
« Désormais, il s’agit moins de distribuer l’énergie que de repenser cette distribution afin d’aller vers d’autres formes de consommation de cette énergie. De ce point de vue, au coeur des énergéticiens, ce sont surtout les électriciens qui sont impliqués dans la réflexion autour des villes intelligentes.» 
 
« Le rôle des start-up dans la mise au point de nombreuses applications utiles aux usagers des différents modes de transports publics ou privés joue un rôle tout à fait éminent. En lien le plus souvent avec “l’ouverture des données” par les collectivités, ces start-up rivalisent d’imagination et d’inventivité pour simplifier la vie des usagers de la ville. Comme le rappelle le rapport J-J. Kegelart et alii : “La mobilité apparaît actuellement comme le domaine le plus mature en termes d’innovations. Le secteur est porté notamment par les dynamiques de l’Open Data et du déploiement de systèmes d’informations multimodaux”. »

« Au travers de la « modernisation » des services rendus par la ville à sa population, il est question de promouvoir l’activité économique des entreprises françaises à l’international, la culture et la langue française, mais aussi une certaine conception de services publics et de la démocratie. »
Marc BOILLOT EDF, Directeur de la stratégie et des grands projets d’ERDF
« Il faut apprendre à travailler ensemble à l'international, en consortium, à travailler sur des formats acceptables par tous, définis à l'avance, normalisés »
Lucie MARCHANDEAU Groupe Eiffage, Direction Développement Durable et Innovation Transverse, Pôle Ingénierie durable
« Développé à Astana, capitale du Kazakhstan, dans le cadre d’un FASEP lancé par Bercy et le MAE, le projet Astanaible est un démonstrateur qui utilise la technologie des jeux vidéo. Il s’agit de penser la ville pour une offre multimodale de transports. C’est un démonstrateur du savoir-faire français ».
Fabien GARNIER Groupe VINCI, Directeur du marketing stratégique et Développement urbain
« Créer des « démonstrateurs industriels de ville durables » qui auraient trois objectifs : encourager les entreprises françaises à collaborer entre elles ; constituer des show-rooms, des vitrines d’innovation, capables d'accueillir sur le territoire des délégations étrangères ; faire le retour d'expérience de ces projets d'innovation et pouvoir identifier les points bloquants et les leviers à mettre en place. »
Gérard WOLF Fédérateur Ville Durable à l'international -Vivapolis International / MEDEF International : Président de la Task Force Ville durable et Vice Président Comité Afrique
« Il faut prendre en compte la chaîne de valeur de la ville. (…). Là-dessus, l’offre française, la spécificité française, c’est d’être présente dans tous les segments de la chaîne de valeur, avec de grands groupes et PME voire des TPE. Pourquoi cette spécificité française ? Elle est liée à la reconstruction des années 1950. On a eu des leaders mondiaux » 
 
Frederic GALLOO EVESA, Président
« On gère l’éclairage public, la vidéoprotection, les bâtiments publics, les carrefours à feux, les bornes d’accès, les journaux électroniques et plateformes numériques de services, le stationnement intelligent, la géolocalisation, les applications smartphone (...). On est opérateurs de villes. Contrairement à un GAFA qui sait gérer une plateforme, nous, on sait gérer la ville. Il y a un événement particulier ? On augmente la lumière, on s’adapte, on connaît la problématique. La ville intelligente, c’est la connexion à tout un tas de services. Pourquoi déployer plusieurs réseaux de collecte : eau, gaz…? Avec un seul réseau, on peut faire le service. »
Alain ASSOULINE Vice-président du CINOV-IT
« Dans la transition vers la Smart City, les villes, souvent attirées par les grandes firmes ne doivent pas oublier les TPE-PME du numérique. Il en existe 50 000 en France. Il s’agirait de les promouvoir, ce sont les premiers ambassadeurs du numérique, ce sont des connecteurs »