Les nouvelles formes de gouvernance au sein de la « ville intelligente »

23 févr 2018 - 31 déc 2019 en cours Participer

Extraits du rapport

Au travers des « villes intelligentes », ce sont de nouveaux partenariats qui se négocient et s’inventent pour participer au gouvernement de la cité. La ville intelligente semble participer d’une recomposition de rôle des collectivités locales, au moins certaines d’entre elles.

Extraits :

« Dans les « villes intelligentes », les habitants sont essentiels. La société civile et les citoyens sont en effet de plus en plus consultés grâce à l'arrivée de plusieurs outils de démocratie participative.»

« Ce type de démarche se trouve bien souvent complétée par des dispositifs susceptibles d’assurer l’interface avec les citoyens, dans le souci affiché d’une « participation citoyenne » au grand projet dessiné par la municipalité. Parmi les dispositifs les plus courants dans ce type de logique, on trouve ceux qui permettent l’ouverture des données publiques et qui affichent une volonté dite de « Gouvernement ouvert », on peut aussi y trouver des dispositifs de types « laboratoire des usages », qui consistent à tester des applications auprès d’échantillons de la population locale. »
 
« A Medellín, le “ Distrito de la innovación ” au nord de la ville, incarne une stratégie de transformation sociale, urbaine et économique qui s’appuie d’une part sur l’Université d’Antioquia et sur Ruta N. Il s’agit de stimuler un territoire urbain fonctionnant comme un foyer pour entrepreneurs et institutions spécialisés dans l’économie de la connaissance. L’intérêt de la démarche repose en bonne partie sur la volonté marquée d’utiliser la présence d’une grande université pour développer un nouveau quartier. En tout, ce sont 48 institutions qui ont regroupés leurs actions sur la zone autour d’un projet : assurer la formation des talents des « innovateurs du futur ». Ces institutions sont celles qui travaillent dans la science, l’innovation, la technologie, la santé, l’habitat, la vie de quartier, le commerce… »
 
« Au-delà des nouveaux services mis en œuvre par les collectivités, ces dernières sont également nombreuses à soutenir la créativité des "start-uppers" qui, dans des dispositifs comme Numa à Paris ou Tuba à Lyon, explorent de nouvelles applications en puisant dans les mégadonnées ouvertes par les villes et/ou leurs différents partenaires.
S’installent, au cœur de la dynamique des métropoles, une économie de "plateformes numériques"(..). A côté des géants étatsuniens que sont Uber, Amazon ou Airbnb, il en existe un grand nombre qui sont développés par des "start-up" françaises, au sein de "pépinières", d’"incubateurs", d’"accélérateurs"… »