Les nouvelles formes de gouvernance au sein de la « ville intelligente »

23 févr 2018 - 31 août 2019 en cours
Dans le cadre de la mise en action du rapport, et faisant suite à la publication de sa première édition le 3 juillet 2018, nous vous invitons à nourrir la partie "ouverture" du rapport en réagissant à quelques questions clés.

De fait, nous vous invitons à réfléchir à cette affirmation :
"La participation citoyenne encouragée par l'horizontalité des plateformes, avec des lieux emblématiques, est structurante du modèle français : les alliances entre acteurs fondent des réussites locales. "

-          Comment avez-vous mis en place des lieux emblématiques ou des plateformes de co-élaboration de la ville avec les citoyens ?
 
-          Avez-vous des réussites locales à partager?



N'hésitez pas à proposer vos idées, de soutenir et commenter celle des autres. Lisez bien les rubriques "À propos" qui reprend des extraits du rapport sur cette thématique et "Témoignages" présentant certains avis.

C'est à vous !
Statistiques
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37 Participants
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Extraits du rapport

Au travers des « villes intelligentes », ce sont de nouveaux partenariats qui se négocient et s’inventent pour participer au gouvernement de la cité. La ville intelligente semble participer d’une recomposition de rôle des collectivités locales, au moins certaines d’entre elles.

Extraits:

« Dans les « villes intelligentes », les habitants sont essentiels. La société civile et les citoyens sont en effet de plus en plus consultés grâce à l'arrivée de plusieurs outils de démocratie participative.»

« Ce type de démarche se trouve bien souvent complétée par des dispositifs susceptibles d’assurer l’interface avec les citoyens, dans le souci affiché d’une « participation citoyenne » au grand projet dessiné par la municipalité. Parmi les dispositifs les plus courants dans ce type de logique, on trouve ceux qui permettent l’ouverture des données publiques et qui affichent une volonté dite de « Gouvernement ouvert », on peut aussi y trouver des dispositifs de types « laboratoire des usages », qui consistent à tester des applications auprès d’échantillons de la population locale. »
 
« A Medellín, le “ Distrito de la innovación ” au nord de la ville, incarne une stratégie de transformation sociale, urbaine et économique qui s’appuie d’une part sur l’Université d’Antioquia et sur Ruta N. Il s’agit de stimuler un territoire urbain fonctionnant comme un foyer pour entrepreneurs et institutions spécialisés dans l’économie de la connaissance. L’intérêt de la démarche repose en bonne partie sur la volonté marquée d’utiliser la présence d’une grande université pour développer un nouveau quartier. En tout, ce sont 48 institutions qui ont regroupés leurs actions sur la zone autour d’un projet : assurer la formation des talents des « innovateurs du futur ». Ces institutions sont celles qui travaillent dans la science, l’innovation, la technologie, la santé, l’habitat, la vie de quartier, le commerce… » 
 
 
« Au-delà des nouveaux services mis en œuvre par les collectivités, ces dernières sont également nombreuses à soutenir la créativité des "start-uppers" qui, dans des dispositifs comme Numa à Paris ou Tuba à Lyon, explorent de nouvelles applications en puisant dans les mégadonnées ouvertes par les villes et/ou leurs différents partenaires.
S’installent, au cœur de la dynamique des métropoles, une économie de "plateformes numériques"(..). A côté des géants étatsuniens que sont Uber, Amazon ou Airbnb, il en existe un grand nombre qui sont développés par des "start-up" françaises, au sein de "pépinières", d’"incubateurs", d’"accélérateurs"… »
Valentina DELGADO Ville de Mexico (Mexique)
 « Nous organisons un séminaire de “sciences des données pour la ville” (...) et procédons par études de cas pour démontrer l’intérêt que ça peut avoir. C’est un processus de dialogue entre la Ville, les entreprises technologiques et les chercheurs académiques »
 
François MENARD Chargé de mission au PUCA
« Trois mondes constitueraient aujourd'hui les contours d'une smart city à la française, trois mondes qui sont en mouvement et qui aujourd'hui s'interpénètrent, se croisent pour constituer en quelque sorte l'écosystème français de la ville intelligente :  le monde de la e-administration territoriale, qui poursuit son chemin après le passage au web 2.0 ; le monde du grid, celui des services urbains en réseau et notamment l'électricité ; le monde des expérimentateurs sociaux, ces expérimentateurs qui vont produire une valeur sociale »
Loïc DAMIANI-ABOULKHER Adjoint au maire de Fontenay-sous-Bois
« On s'est aperçu que la ville intelligente ne pouvait être que partagée ; et ne pouvait être intelligente que si l'intelligence était collective »
 
Nathalie VERNUS-PROST Administratrice générale des données, Métropole de Lyon
« Dorénavant, celui qui détient le pouvoir dans le système informatique, c’est le citoyen. Ce n’est plus l’informaticien, mais le citoyen. Il s’agit maintenant de s’adapter aux nouveaux usages »