La « ville intelligente » et l’acteur public de référence

22 févr 2018 - 31 août 2019 en cours
Dans le cadre de la mise en action du rapport, et faisant suite à la publication de sa première édition le 3 juillet 2018, nous vous invitons à nourrir la partie "ouverture" du rapport en réagissant à quelques questions clés.

De fait, nous vous invitons à réfléchir à cette question : "Quelle est la place de l’acteur public dans la construction française de la ville intelligente, durable et solidaire et ses relations avec les nouveaux entrants ?"

N'hésitez pas à proposer vos idées, de soutenir et commenter celle des autres. Lisez bien les rubriques "À propos" qui reprend des extraits du rapport sur cette thématique et "Témoignages" présentant certains avis.

C'est à vous !
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extraits du rapport

Notre rapport, dans sa version soumise ici au débat, propose de considérer que le « modèle français » est d’abord un modèle de type « municipaliste ». Autrement dit, et à la différence de ce qui se passe dans de nombreuses expériences de villes intelligentes à l’étranger, dans le modèle français, l’acteur public territorial (qu’il s’agisse d’une commune ou d’une intercommunalité), reste l’acteur fondamental, celui qui est le principal organisateur, garant et responsable du déroulement des expérimentations sur son territoire.


Extraits:

«Les acteurs des technologies de l’information, ceux du monde des télécommunications ou ceux du monde de l’informatique se considèrent souvent comme les acteurs « naturels » de l’intégration de l’ensemble des systèmes étant amenés à composer une « ville intelligente»».
 
« La “privatisation” de la ville s’effectue en fait sous de multiples aspects. (…) D’une certaine manière, les exemples de Songdo en Corée du Sud, comme de Masdar à Dubaï, sont des prolongements de cette “privatisation radicale” de la ville. 
 A côté des acteurs de l’urbain qui ont profité de ce processus de privatisation dès les années 1980, avec la décennie 2000, de nouveaux opérateurs s’installent sur le marché des villes. Pour ceux-ci, la “ville intelligente” a été leur “cheval de Troie”.»
 
« Au-delà de l’acteur public de référence les villes intelligentes mobilisent très généralement des systèmes partenariaux assez larges et complexes, quitte à expérimenter sur de nouvelles formes de partenariats, y compris pour ce qui touche aux fonctions centrales de la régulation urbaine. L’arrivée de nouveaux entrants dans la fabrique et la régulation urbaine participe pleinement de ce mouvement, de même les quelques exemples de partenariats avec des équipes de recherche universitaire. »
Sébastien SORIANO Président de l’ARCEP
« Aujourd'hui, le risque majeur, pour la puissance publique, c'est que si elle ne prend pas en main sa transformation digitale, elle va venir de l'extérieur. (…) Si on ne fait rien, ça veut dire que quelque part on va prendre du retard par rapport à un certain nombre de choses qui se passent ailleurs dans le monde ».