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Pour un maintien de la maîtrise d'ouvrage publique de la ville intelligente
Avec l'avénement du numérique et le renforcement de la connectivité dans nos villes, les frontières entre les différents verticaux de la ville s'estompent. Problématiques, comme solutions, sont inter-dépendantes et requierent une approche globale.
Dans cette approche globale, l'optimisation d'ensemble ne peut être obtenue par une optimisation de chacun des verticaux. Une entité régulatrice doit pouvoir prendre en compte les externalités positives générées par les uns mais valorisées par les autres.
Par l'entremise des différents moyens de régulation et d'incitation à leur disposition, les autorités publiques sont à même d'orienter et de piloter l'évolution du territoire dans son ensemble, ne gérant plus les transports mais la mobilité, plus une fourniture énergétique mais un système énergétique intégré, plus les seules infrastructutres numériques mais l'ensemble des données générées sur le territoire...
L'acteur public ne doit surtout pas se laisser déposséder de son rôle d'autorité organisatrice.
La ville intelligente l'est par sa capacité à rationaliser l'utilisation de ses ressources en lien avec son espace et ses habitants. Le moyen le plus connu et sûrement le plus directement envisageable est l'utilisation des technologies dites "numériques".

Or de nombreux exemples d'innovations urbaines ont en commun d'avoir été portées par des acteurs privés (Uber partout dans le monde, IBM à Rio, Amazon à Seattle notamment). Le but n'est pas ici d'asséner un jugement de valeurs aux entreprises privées, le problème étant qu'elles ne peuvent se substituer à la puissance publique dans l'organisation de la vie en société et la représentation des volontés des habitants. Rétablir le cadre.
L’acteur public doit être le garant de la sécurité des canaux et données numériques
Pour fournir des services de valeurs ajoutées, la smart city va s'appuyer sur l’usage de capteurs, de la data et canaux numériques.
L’acteur public doit intégrer dès la conception la sécurité des canaux et des données en plaçant au cœur de sa démarche le concept de SecureByDesign dans le cadre d’une analyse continue des risques numériques et électroniques.
Ce concept fondamental de protection de la donnée est essentiel pour :
- d’une part garantir la pérennité de la structure numérique (telle que la protection contre les intrusions & fuite de données) afin,
- d’autre part, de susciter la confiance et l'adhésion des différents acteurs (contributeurs/partenaires, consommateurs).
L’acteur public doit impulser des projets
L’acteur public se doit de proposer des plates-formes expérimentales et des innovations. Il doit être le garant du bon fonctionnement et de la sécurité des mécanismes mis en place dans la transformation vers des villes intelligentes, en réunissant l’ensemble des acteurs concernés privés et publics ainsi que les citoyens et les associations. Il doit veiller à ce que ces derniers s’approprient les nouvelles technologies et les partagent. L’acteur public dans ce contexte peut être l’état, les collectivités territoriales, l’ESR et même la commission européenne.
L’acteur public doit définir les normes de plans de la ville et œuvrer à y exploiter les innovations
Les principaux défis au développement durable proviennent de l’expansion « anarchique » des villes qui se déroule sans tenir compte des avantagent que peut apporter l’exploitation des innovations . Cette expansion génère des coûts, car ne tient pas compte de l’optimisation des moyens des transports, n’exploite pas les progrès tel que le potentiel d’efficience énergétique, l'économie circulaire ….. Les villes, dans ce contexte, sont les principales sources de pollution, de gaspillage,, de stresse pour les occupants et de mal-vivre … La place de l'acteur public est donc cruciale pour changer cette situation. Il doit prendre l’initiative pour orienter, bien en amont, le développement urbain ...
Smart Cities
La gestion des villes est de plus en plus difficile avec l'urbanisation. En effet avec l'arrivée de nouveaux citadins, les gestionnaires du fait urbain doivent penser à de nouveaux modes de gouvernance plus intelligente. La ville intelligente en tant que projet de vie intégrant plusieurs dimensions interpelle plusieurs acteurs. Du rôle central de l'État et des collectivités territoriales dans ce processus, le secteur privé, la société civile et les citoyens méritent d'être pris en compte pour répondre aux défis actuels et futurs. Il s'agit dans cette ville inclusive, sûre, économe en énergie, agile, durable,... de concilier différents enjeux dans le contexte des transitions.
La ville est d'abord une construction publique
La question "quelle est la place de l'acteur public..." ne devrait pas se poser. Pour qu'une ville puisse être pleinement ville, c'est à dire lieu de libre échange, de fertilisations croisées, d'invention de l'impensé, il est indispensable que sa gouvernance, sa gestion des communs, soit totalement libre et publique. De fait, la ville est la matérialisation d'un projet de société, elle renvoie à la dimension physique, matérielle, charnelle, du ou des individus. L'intelligence de la ville est dans sa capacité à permettre le vivre ensemble, sa capacité à faire société. La solidarité peut-elle exister en dehors d'une régulation publique. Quelle technologie peut résister à une carence publique?
Vers une Smart City simple, inclusive, participative et partenariale 2/2
- La seconde forme repose sur l'idée d'une smart city créatrice de confiance et de lien social. Ce modèle, dont on peut voir les premiers mouvement dans les programmes de modernisation de l'action publique (Action publique 2022, programme DCANT...). Il tend vers la simplification de l'accès du citoyen aux services lesquels sont d'ailleurs co-créés avec lui. Il s'attache au développement de partenariats transversaux (Etat-territoire, territoire-associations-entreprises). Cette vision, respectueuse des données personnelles et tournée vers l'e-inclusion, permet à chacun de devenir acteur de ses données et de leur réemploi.
Vers une Smart City simple, inclusive, participative et partenariale 1/2
La Smart City peut être de deux formes :
- La première tendrait à participer de l'enrichissement de quelques acteurs économiquement massifs. Cette vision techno-centrée portée notamment par le Smart Cities Council semble reposer sur l'analyse permanente des actions et attitudes citoyennes et apparaît davantage comme la génératrice sinon d'une défiance du moins d'une méfiance.
L'acteur public doit devenir un stratège de la donnée !
En 2018 la mise en conformité RGPD puis l’obligation de l’open data par défaut s’imposent à tous. Ces préoccupations masquent l’essentiel : il faut construire des stratégies publiques locales de la donnée. La loi «Lemaire » ce n’est pas que l’opendata, c’est aussi les données d’intérêt général, la transparence des algorithmes, etc. Elle impose aux territoires d’imaginer une stratégie pour la donnée publique, et une stratégie publique de la donnée.
Les expérimentations de « smartcity » en cours doivent faire réfléchir aux enjeux économiques, juridiques, éthiques, politiques et démocratiques. Elles doivent servir à construire ces stratégies publiques de la donnée.
L'acteur public doit être facilitateur, pas faiseur
L'acteur public est celui qui doit faciliter les initiatives privées (citoyens et entreprises) en mettant à leur disposition une information claire sur les perspectives d'aménagement dans les 5 à 10 années à venir, les données publiques de manière complète et granulaire, et en associant de manière accessible l'ensemble des habitants impactés aux décisions qui les concernent. Les outils de budget participatif devraient être beaucoup plus largement utilisés dans cette perspective.
Jardins d'enfants, Ecoles et maisons de retraite
En ville, les enfants voient peu leurs grands-parents. Les personnes âgées ont besoin d'être stimulées par un public jeune.
Une fois par mois, chaque classe pourrait passer une après-midi en maisons de retraite pour un atelier cuisine, présentation du tricot, lecture...